__Vio, maintenant c'est
Vio. Elle
disparaît, elle s'
efface. Un jour ça fera comme une
implosion dans mon c½ur...elle sera
partie à tout jamais. Ma petite femme s'
efface, ne parle plus d'
elle, ne demande plus à parler de
nous. Alors plus envie de parler de
moi. Ne rien dire. Prendre sur soi. Après tout elle ne fait rien de mal. Elle s'
efface juste. Un peu plus à chaque fois que je fais un pas vers elle. Elle mets des distances sans rien changer. Toujours les mêmes coups de téléphones. Mêmes heures. Elle m'écrits beaucoup mais ne me dit plus rien. Elle occupe toutes mes pensées, toute la mémoire de ma boîte mail mais s'occupe de moins en moins de moi. Je perds mon temps à garder près de moi l'ombre d'une ombre. Mais c'est mieux que de ne rien avoir du tout. Du moins je m'en persuade...et je prends sur moi. Je me persuade de beaucoup trop de choses. Ces faux semblant finiront bien par
exploser, tomber à grands fracas. __En attendant plus elle cherche à
m'
effacer sa vie, plus je l'
efface de la
notre. Je suis bien naïve pour croire qu'un
NOUS existe encore. Encore une de mes nombreuses persuasions merdiques. Chère
Violaine,
Violaine,
Lélaine, Chère
Violon,
Viovio, ma
Vio,
Vio, maintenant c'est
Vio et bientôt c'est
V. Je l'
efface petit bout par petit bout. Elle
disparaît comme
une corde qui prend feu. Quand il n'y aura plus rien ça
explosera. Je ne pensais pas que ça
brûlerait si vite. Et je pense encore moins que c'est précipiter les choses que de dire Mardi. Chère
V. Ca va faire beaucoup de dégât. Une vraie
bombe.
OK, ça aussi c'est ma manie de me conforter dans des idées que je sais fausses. Le seul
c½ur en miette sera le mien et il l'est déjà. Depuis le début je tente de retardé
l'amorcement alors qu'il n'y a plus rien à
détruire. La preuve, elle n'est déjà
plus là. Après tout, il suffit que j'en décide autrement. Ce n'est pas mon c½ur qui va
imploser mais mes souffrance. Mes persuasions. Ces demi-mensonge que je me faisait à moi même. Finie. Vient on va les faire
sauter. Et c'est ce soir que ça va
péter.
__Démarrer, Internet, boîte mail, vous avez un nouveau message :
Destinataire :
violaine. Non
VCoucou, je vais très bien mais quelle chaleur ! Enfin, maintenant j'ai ma piscine. Ça fait du bien !!! Bon je te laisse.
Ta Violaine.REPONDRE :Chère V. Pas besoin de toi pour la météo. Adieu.ENVOYER.Détonation stridente, oreille en feu, plus rien.
Ça vient de la rue, l'immeuble tremble. J'ai jamais cherché à comprendre pourquoi on s'éloignait. Au fond je crois que je le savais. Maintenant c'est M. C'est moi qui n'existe plus.By Los®
pix by LoS